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Les municipalités de Sainte-Foy-lès-Lyon : connaître le passé pour préparer l’avenir

Petit préambule du webmestre
Lors d’une réunion de l’association SainteFoyÀVENIR, Georges Chorein prit la parole en guise de conclusion de nos travaux pour nous tracer un bel historique des municipalités fidésiennes. C’est avec un grand plaisir que nous l’avons écouté, que nous avons aussi appris tout un tas d’anecdotes, mais aussi l’historique des campagnes municipales et sur la politique à Sainte-Foy-lès-Lyon. Nous avons bien sûr demandé à Georges de l’écrire pour que chacun puisse en profiter. Merci, Georges, pour ton travail que je vous invite à lire.

Les maires de Sainte-Foy-lès-Lyon d’avant la Seconde Guerre mondiale, 
Léon Michon du Marais (1886-1917),
François Millou (1917-1920),
Xavier Ricard (1920-1938)
vint Henri Giraud élu en 1938.

1940
Les autorités de Vichy remplacèrent ce dernier par Laurent Paul.

1944
À la libération, par arrêté préfectoral du 12 septembre cette municipalité fut dissoute et un arrêté préfectoral du 5 octobre 1944 nomma, en remplacement, municipalités un groupe de 20 personnes (sous l’égide de Louis Juhel, administrateur provisoire).
Celles-ci réunies en Conseil le 12 octobre élurent au poste de Maire Adrien Replumaz, ingénieur résistant communiste (19 voix contre une à Juhel).
Adrien Replumaz fut confirmé dans son poste dans une élection générale en 1945.

1947
Maurice Jarrosson (sans étiquette) fut élu contre la liste Juhel où figurait Adrien Replumaz. Il prit place dans la petite Mairie de la place François Millou.

1953
Maurice Jarrosson fut réélu.

1959
Maurice Jarrosson fut réélu.
En juillet 1960, j’installai ma très nombreuse famille dans la maison que j’avais construite chemin chantegrillet.

1965
Raymond Barlet (sans Étiquette) lui succéda.
C’est sous son mandat que furent construits les quartiers des Provinces et de la Gravière, ce qui fit doubler la population de Sainte-Foy.
Au cours de ces années, les organisations politiques commençaient à s’intéresser au pouvoir municipal tenu jusqu’alors majoritairement par des personnages élus au titre d’« Intérêt local, sans étiquette ». Le Parti communiste était le seul structuré localement dans la cellule G. Levy.

1971
Raymond Barlet fut réélu.
En vue des élections de 1971, le PCF avait invité à une réunion, le 12 février, au Café du Commerce, toutes les personnes réputées de Gauche, aux fins de créer une liste d’« Union de la Gauche ». Se retrouvèrent là 30 personnes fidésiennes dont certaines peuvent vous être connues : Raymond Forel, Léon Penin, Jean Aubertin, Gérard Collomb, Roland Bernard, Jean Bonnard, Regis Gallay, Jean-Paul Gauthier, Georges Chorein…
Notre « Liste d’Union de la Gauche » (Raymond Forel – PCF, Jean Aubertin – SE, Roland Bernard – PS…) se présenta aux suffrages et obtint 1150 voix et aucun siège. En effet, à cette époque, la liste gagnante occupait tous les sièges.
Raymond Barlet, réélu, installa comme adjointe aux affaires sociales une certaine Bernadette Jayet ; celle-ci eut, en 1973, la lumineuse idée de fédérer tous les clubs dans un organisme unique indépendant : OFTA (Office Fidésien du Troisième Âge) et d’en amplifier avec succès les activités.
Par contre, il installa comme adjoint à l’urbanisme Jacques Barbier. Celui-ci se révéla « bétonneur » forcené : il décida d’accorder un Permis de construire de 750 logements, à un promoteur, en détruisant le parc du Brulet ; de plus, il conçut un projet pharaonique de cité administrative et commerciale détruisant le parc du Mont Riant.
Un énorme vent de contestation se leva et entraina, en 1976, la démission de cinq conseillers (Bernadette jayet, Marthe Contreau, Jo Quinet, Toinon Lecomte et Yves Jambon) et la création de l’association AGUPE (Association Générale d’Urbanisme et de Protection de l’Environnement).
En 1972, j’avais adhéré à la Section fidésienne du Parti Socialiste, créée par Gérard Collomb et Roland Bernard. Rapidement, tous deux constatèrent (à juste titre) que leur avenir politique ne pouvait pas se trouver à Sainte-Foy. L’un partit à Lyon 9e, l’autre à Oullins.
Chacun y réussit la carrière qu’il souhaitait !
Au long des années 1970, 80  et 90, la section du Parti Socialiste prospéra et la cellule Communiste s’amenuisa.

1977
Maurice Moulin (UDF) (qui vota Mitterrand en 1981 et le fit savoir !).
Fut élu à la tête d’une liste teintée d’écologie en promettant de balayer les infernaux projets.
Notre « Liste d’Union de la gauche » (Francois Besson – PS, Pierre Bove – PCF avait obtenu 2484 – 3228 voix… et, évidemment aucun siège.
Ce Maire s’attela victorieusement à la tâche : il enterra le projet du Mont Riant.
Après une procédure longue [et onéreuse] il obtint la création de la ZAC du Brulet partagée en six parts entre la commune de Sainte-Foy, le département du Rhône, la COURLY, la SLC [immeubles de bureaux], la fondation Mazenod [Franco-canadiens], et réduisant la part du promoteur à 250 logements dans la partie sud [la Calmeraie].
Dès le 28 juin 1977, il acquit la propriété Charbin-Brossette [19 168 m2 pour 2 270 000 Fr] pour y installer en 1980 la mairie actuelle dans le « Château ».
Il obtint l’annulation des projets de bretelles d’autoroute dans le Grand Vallon.
Je regrette que, malgré tout cela, son nom ait été effacé des mémoires, après que sa municipalité totalement disparate se soit effondrée dans un total chaos.

1983
Jean Salles [UDF] fut élu.
À l’occasion des élections de 1983, une nouvelle loi permit d’introduire une représentation de l’opposition dans le Conseil Municipal : à la liste victorieuse sont attribués 50 % des sièges ; les 50 % restants sont partagés entre les listes au prorata des scores obtenus lors du scrutin, y compris la liste victorieuse.
Pour la petite histoire, une liste de droite [éliminée au premier tour] menée par Paul Delattre était intitulée « Sainte-Foy Avenir » !
Notre liste « Sainte-Foy majorité » obtint six sièges avec 2297 – 3060 voix (Francois besson (PS), Jean Bonnard (SE), J.-L. Lhéry (PRG), Georges Chorein (PS), René Buatois (PS) et Bernard Husson (PS).
Le FN obtint deux sièges.

1989
Jean Salles fut réélu.
En vue de cette élection, nous avons tenté une formule un peu moins politisée en plaçant à notre tête une éminente personnalité, en la personne de Maître Jean Bonnard, bâtonnier de l’ordre des avocats lyonnais et spécialisé dans la défense des collectivités locales.
Nous ne pûmes pas nous entendre avec le PCF qui résolut de présenter une liste séparée « Rassemblement des forces de Gauche et de progrès ». Cette liste fut éliminée au premier tour avec 403 voix.
Notre liste « Sainte-Foy 2001 » obtint 5 sièges avec 2023 – 2353 voix. (Jean Bonnard (SE), Francois Besson (PS), Nicole Lacroix (PS), J.-P Demaugé-Bost (PS), Olivier Baud (PS) et Georges Chorein (PS).
Le FN obtint un siège.

1995
Michel Chapas (UDF) fut élu.
À la suite de la précédente élection, nous avions créé une Association « Sainte-Foy 2001 » destinée à fédérer les nombreux sympathisants de gauche ne souhaitant pas adhérer à un Parti constitué.
Notre liste « Sainte-Foy 2001, Rassemblement de Gauche » obtint quatre sièges avec 1722 – 1833 voix (Georges Chorein (PS), Olivier Baud (PS), J.Pierre Radix (SE), Nicole Lacroix (PS), Louis Boissy (PS).
Le FN ne présenta pas de liste.

2001
Michel Chapas (UDF) fut réélu
En 2001, au cours de l’élaboration de la liste de gauche au sein de l’Association « Sainte-Foy 2001 », un consensus s’établit facilement sur le choix de la tête de liste Stéphane Girard (PS), le plus jeune candidat du Rhône (31 ans) ; par contre il s’avéra que les personnes de la société civile ne manifestaient pas un grand enthousiasme pour se présenter. Nous fûmes contraints d’attribuer les premières places aux politiques : PS, PRG, PCF. Nous cherchâmes un « Vert »… en vain ; il n’y en avait pas.
Pour la société civile, c’est à grand-peine que nous réussîmes à convaincre une certaine Monique Cosson à occuper la sixième place… en supposant qu’elle ne serait pas élue.
Notre liste « Ensemble, imaginons Sainte-Foy » obtint 4 sièges avec 1960 – 2416 voix (Stéphane Girard (PS), Huguette Salles (PS), Marie-Hélène Castrignano (PS), Eric Pommet (PRG), Roger Couston (PCF) et Monique Cosson.
En effet, dès la première année, pour différents motifs personnels les deux premiers élus avaient donné leur démission ; ceci conduisit M.-H. Castrignano à être tête du groupe, Roger Couston (PCF) et Monique Cosson (SE) à y siéger !

2008
Michel Chapas (devenu UMP) fut à nouveau réélu.
Pour préparer l’élection de 2007 (repoussée en 2008), l’association « Sainte-Foy 2001 » avait pris, en 2002, le nom d’« Agir à Gauche », sous la présidence d’Alain Huc.
Au Printemps 2005, Monique Cosson et deux autres adhérents avaient rejoint Les Verts.
Au CA d’Agir à Gauche du 29 mai 2007, le Parti Socialiste proposa de rechercher un très libre consensus sur la position de chacun dans la liste à constituer, à l’exception de la tête de liste qu’il revendiquait en raison de sa position objectivement majoritaire (celle-ci devant être désignée à l’automne par un vote interne de la section fidésienne du PS).
L’assemblée, hésitante, « demanda à voir » !
Au CA d’Agir à Gauche du 23 octobre 2007, la personnalité de la tête de liste désignée par le PS eut l’agrément du PRG, mais pas des Verts, ce qui entraina ceux-ci à constituer leur propre liste… et « Agir à Gauche » à se mettre en sommeil.
Au scrutin du 19 mars 2008
Notre liste « Avec vous, un nouveau souffle pour Sainte-Foy » obtint trois sièges avec 1694-1523 voix (Marie-Hélène Castrignano – PS), Eric Pommet – PRG, Monique Durvin – PS, André Valentino – PS) 
La liste « Sainte-Foy écologique citoyenne et solidaire » obtint 1 siège avec 1041/916 voix (Monique Cosson – Les Verts).

2014
Véronique Sarselli (UMP) est élue.
À la veille de cette échéance, le PS fidésien, à l’initiative de sa responsable Isabelle Piot et avec l’assentiment de l’écrasante majorité de la section PS, décida de ne pas réitérer son exigence précédente et de proposer le regroupement de tous les acteurs politiques (PS, EELV, PRG, FG, société civile) dans une Association unique et de désigner sa tête de liste par un vote primaire interne.

EELV et le FG se rallièrent à cette option.

Le PRG, représenté par Éric Pommet, décide unilatéralement, dès février 2013, que la tête de liste lui appartenait et repousse tout autre choix.

En septembre 2013, afin de concrétiser et cerner ce rassemblement, une association SainteFoyÀVENIR, remplaçant « Agir à Gauche » devenu obsolète, est créée avec la participation du PS, EELV, le FG et de nombreux représentants de la Société civile ; le PRG s’en exclut.

Le 18 novembre 2013, avec la participation et le vote de 137 adhérents, Monique Cosson est élue à la tête de la liste.

Lors de cette élection municipale 2014, notre liste SainteFoyÀVENIR obtient trois sièges avec 1207-1668 voix (Monique Cosson (écologiste), André Valentino (socialiste), Isabelle Piot (socialiste).

La liste Rassemblement citoyen menée par Éric Pommet pour le PRG avec 788 voix fut éliminée dès le premier tour.
La liste FN obtint un siège avec 1172-994 voix

Georges Chorein
Parti Socialiste
Avril 2014

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Monique Cosson, Éducatrice spécialisée et Écologiste, première de la liste SainteFoyÀVENIR

Monique Cosson juste après le débat sur Télé Lyon Métropole entourée des candidats et soutiens de la liste présents ce jour-là.

Monique Cosson juste après le débat sur Télé Lyon Métropole entourée des candidats et soutiens de la liste présents ce jour-là.

« Je réside à Sainte-Foy-Lès-Lyon depuis 25 ans. Mon compagnon et moi sommes installés avec nos deux premiers enfants dans le quartier Provinces Chavril en juillet 1989. Notre troisième enfant est née à Sainte-Foy-lès-Lyon quelques années plus tard.

C’est dans ce quartier que j’ai commencé à m’impliquer dans la vie communale, au travers d’une association de parents d’élèves. Une implication qui a duré de nombreuses années, en prenant la responsabilité de présidente de la FCPE, en primaire puis plus tard au collège. 

J’ai également participé à la création et à l’animation d’un Inter FCPE sur la commune. 

J’ai aussi travaillé au sein des Amicales Laïques dans les écoles de mes enfants.

Après la fermeture de la bibliothèque des Provinces en 1993, j’ai rejoint le Comité de quartier des Provinces-Chavril qui a vu le jour à cette occasion. 

C’est à partir du Comité de quartier que je me suis impliquée dans la création de la Bibliothèque associative Point Lecture qui a ouvert en 1999 ; dont j’ai été présidente jusqu’à 2003. Bibliothèque de proximité qui a maintenant 15 ans. 

C’est encore un groupe du Comité de quartier Provinces-Chavril qui a construit et porté le projet de Ludothèque pour la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon. 

Kidijeux a pris son autonomie depuis bientôt trois ans, après deux ans d’accompagnement avec une ludothécaire de Quai des Ludes.

Je continue à être présente au CA de ces trois associations qui portent chacune à leur manière un projet d’intérêt général en menant des actions de proximité qui renforcent le lien social et jouent un rôle éducatif et culturel.

En 2012, 2013 un groupe inter associatif a vu le jour. Là encore à partir d’une proposition du Comité de Quartier. Le groupe Brûlet  (CIL Provinces, AGUPE, Point Lecture associatif, Haut com3’pom, Kidijeux) qui a travaillé sur un objet commun : le parc du quartier. Un état des lieux et des usages a été réalisé, une brochure de présentation du parc a été produite et une soirée d’animation au sein du Brûlet  a permis de faire mieux connaitre et vivre cet espace commun. 

Cette implication militante m’a amené à intégrer une liste municipale de gauche en 2001. 

J’ai intégré le Conseil Municipal fidésien en juillet 2003.

C’est en 2005 que j’ai choisi d’adhérer au parti Les Verts. 

En 2008 j’ai conduit une liste municipale « Sainte-Foy Écologique Citoyenne et Solidaire ».

J’ai maintenant 10 ans d’expérience d’élue municipale à Sainte-Foy-lès-Lyon. J’ai investi ce rôle et cette place d’élue en travaillant sur tous les dossiers municipaux comme si j’étais l’élue en charge. 

D’autres choix sont possibles et c’est la position que je tiens en tant qu’élue, en exprimant et affirmant mes positions et mes propositions pour penser et faire autrement. 

Au cours de ces dix années, j’ai tissé et entretenu des liens avec de nombreux acteurs de la commune en tant qu’élue qui souhaite mettre en œuvre le changement que je propose : la démocratie directe, la connaissance et la compréhension des situations et la mise en application de solutions adaptées, la construction de projets partagés.

Depuis 2010, je suis Conseillère Régionale. 

J’assume en tant que Présidente de la Commission Lycée une position majoritaire nécessitant implication et suivi pour prendre en compte, l’antériorité des dossiers, une juste réponse aux besoins. Mais aussi, débattre et porter des priorités politiques, faire des propositions et construire du consensus.

C’est en 2010 que j’ai pris une retraite anticipée, pour pouvoir réellement investir mon mandat d’élue après 35 ans de travail en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent doublé d’une quinzaine d’années d’activité syndicale. 

Un investissement où j’ai pratiqué un militantisme de terrain et intégré les cadres juridiques et réglementaires.

Ma profession m’a confronté à la complexité humaine, aux difficultés d’aider les personnes à se libérer de ce qui les empêche de vivre sereinement. 

J’ai beaucoup appris de la souffrance et des potentialités humaines. Je sais maintenant combien la réflexion et la sécurité d’un cadre de travail collectif sont indispensables pour rester disponibles et à l’écoute. J’ai aussi appris que l’écoute de l’autre, la compréhension des différences sont le creuset d’une réelle découverte de soi.

C’est avec cette expérience humaine et professionnelle, cet ancrage local, les liens durables qui m’attachent à des personnes, à des projets et à la commune que j’ai candidaté puis été élue pour représenter la liste de SainteFoyÀVENIR. 

C’est avec mon expérience, mes compétences de militante et d’élue que je suis prête à assumer une position de Maire de notre ville Sainte-Foy-lès-Lyon.

La création de l’association puis la campagne menée par la liste SainteFoyÀVENIR est porteuse d’une ambition, d’un projet participatif dans la ville, d’un travail collectif dans un esprit de confiance, de respect mutuel. 

Une dynamique qui fédère et s’appuie sur les potentialités de chacune et chacun. 

Je ne doute pas que de nombreuses, nombreux, Fidésiens s’y reconnaissent. »

Monique Cosson

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Parc du Brûlet : réponses au questionnaire du groupe inter-associatif

1 – Politique générale


Pouvez-vous nous préciser les positions de votre liste concernant la ceinture verte, propriété communale ? Quels seront vos choix, quel projet, souhaitez-vous développer ?
C’est un patrimoine qu’il faut à la fois préserver, entretenir et mieux faire connaitre à la population de Sainte-Foy-lès-Lyon et au-delà aux habitants de l’agglomération.
Ce patrimoine s’inscrit dans la continuité des espaces naturels du Grand Lyon et en liaison avec les Monts du Lyonnais.
Nous souhaitons que les espaces naturels soient régulièrement observés, en associant le service des espaces verts de la ville, les associations concernées dans les différents quartiers de la commune, ainsi que les habitants utilisateurs réguliers de ces espaces communaux.
Cette observation conjointe permettra un suivi de l’entretien et des questions et problèmes qui se posent. Elle permettra de répondre plus rapidement et de façon plus concertée et adaptée (usages qui détériorent ou vandalisent, suivi de la biodiversité, de l’état des arbres, besoins de coupes, etc.).
La ceinture verte est aussi un formidable espace de découverte (Éducation au Développement durable), un espace pédagogique (Sciences de la vie et de la Terre). Un espace de loisirs (promenade, tourisme vert), sportif (courses d’orientation déjà pratiquées) et lieux possibles d’événements et de créations artistiques, culturelles. Nous souhaitons penser la place de la ceinture verte en lien avec le patrimoine historique des Aqueducs, la requalification du lit de l’Yzeron.

Compte tenu de vos orientations concernant les espaces verts, quels moyens humains et financiers, pensez-vous nécessaire pour leur mise en œuvre tout au long du mandat ?
Il nous parait indispensable de mettre en place un Plan de gestion concerté sur l’ensemble de la ceinture verte, avec le service espaces naturel du Grand Lyon et les acteurs de la commune déjà cités dans la question 1. De ce point de vue nous souhaitons que le service espaces verts (comme l’ensemble des services municipaux) soit positionné dans une logique de projet et de mission plutôt que dans une logique administrative. Cela permettra vraiment de mettre les services municipaux en lien avec les usagers, de travailler avec les habitants des différents quartiers concernés.

Comment vous situez-vous par rapport aux actions prévues dans l’Agenda 21 concernant les espaces naturels et parcs de la commune ?Les actions prévues de l’Agenda 21 ont été très partiellement réalisées, ou mises en œuvre. La préservation foncière est réalisée. La commune a adhéré à la charte de l’arbre. Mais l’ensemble des actions touchant à l’information, la sensibilisation, à la gestion différenciée, au suivi et à la valorisation de la biodiversité n’ont jamais été conduits. Elles n’ont pas donné lieu à une concertation avec les habitants et les associations. Il s’agira de redonner une véritable place au partage des ces questions, à leur suivi et leur évaluation avec les nombreux acteurs prêts à s’investir et d’aller plus loin pour que ce patrimoine communal d’espaces naturels devienne un bien commun des Fidésiens. 

2. Parc du Brûlet 

Quelle sera votre position au regard de l’application d’une politique  de concertation  et de participation par  rapport au groupe inter associatif ayant initié une réflexion sur le Parc ?
Cette démarche inter associative est un « modèle » qu’il faudra transposer à d’autres projets, d’autres domaines d’actions. Nous lancerons les Assises de la Démocratie Locale en début de mandat pour définir et mettre en place des structures pérennes de circulation de l’information, de participation et de concertation où les associations pourront développer leurs propositions. Nous voulons créer des rapports de travail et de confiance entre la municipalité et les acteurs, les habitants, avec des services municipaux impliqués dans cette nouvelle dynamique.

Soutiendrez-vous l’intégration du parc du Brûlet dans les liaisons communales et intercommunales (parc de Hauteurs, Confluences et rives de l’Yzeron) ?
Oui pour compléter les liaisons pédestres au sein de la commune et en lien avec Lyon, les Mts du Lyonnais. La continuité de ses liaisons demande une attention permanente pour constituer un réseau au niveau de l’agglomération. 

Comment concevez-vous la gestion et  le devenir du patrimoine naturel des muriers ?
Les plus de 160 espèces de muriers présentes au Brûlet montrent que le parc abrite une richesse encore méconnue. Nous pensons indispensable de lancer un projet de Conservatoire de ces muriers en lien avec l’histoire de la Soie sur le territoire lyonnais. Ce projet nécessite des partenariats avec des biologistes, des associations naturalistes, le Grand Lyon, d’autres collectivités et l’Etat, des entreprises du textile, des musées et bien sûr la commune, les acteurs associatifs, et personnes ressources.  
Dans cette perspective la municipalité doit s’impliquer plus fortement dans la gestion suivie des mûriers.

Comment pensez-vous organiser l’entretien et la préservation de la richesse végétale du parc sur le long terme ? 
La gestion différenciée est une action de l’Agenda 21. Elle n’a pas été mise en œuvre, notamment pour le parc du Brûlet. Nous nous engageons à réellement « pratiquer un entretien adapté des espaces verts, du plus sophistiqué, au plus naturel, selons leurs caractéristiques et leurs usages » (cf. Agenda 21) après l’élaboration d’un plan de gestion construit en concertation. 

Quelle est votre position et quelles seront vos démarches en rapport avec le patrimoine des arbres remarquables du parc  et la gestion des différentes zones constituant le parc (fauchage, biodiversité, etc.) ? 
Là encore il s’agit bien de faire un diagnostic partagé, et de finaliser un plan de gestion suivi des arbres remarquables, de définir les espaces dédiés à la biodiversité, aux usages éducatifs, de loisirs… etc. Ce plan permettra de déterminer les modes de préservation, d’entretien. Il devra intégrer la valorisation des arbres, des différents espaces par une signalétique, des parcours de découverte, des documents d’information, etc.

Seriez-vous prêts à solliciter une aide professionnelle (service d’urbanisme) en complément de la  démarche associative et municipale, concernant un plan de gestion du parc ?
Bien sûr, nous pensons même qu’il est possible de faire appel à d’autres professionnels (naturalistes, artistes, paysagiste) qui apporteraient d’autres regards, d’autres approches qui enrichiraient le plan de gestion.

Le patrimoine archéologique du canal  enterré de l’Aqueduc est intégré au Parc. Comment envisagez-vous la mise en valeur et la préservation de ce  patrimoine historique ?
Nous portons un projet de réhabilitation et de valorisation des Aqueducs sur la commune. Cela nécessite de construire des partenariats de projet et financier État, Région, intercommunalité, mécénat) pour ce patrimoine historique inestimable. Le canal enterré sera intégré dans ce projet global et pourra faire partie des parcours de découverte éducatifs, touristiques de la commune.

Comment pensez-vous prendre en compte les usages dans le parc : accès pour personnes handicapées, utilisation pour des activités éducatives et sportives dans le parc en lien avec la mise en place des rythmes scolaires, gestion de la promenade des chiens,  équipements nécessaires aux différents publics ? 
Les aménagements dans le parc doivent donner lieu à une concertation qui permettra de partager et réguler les divers usages. Par exemple résoudre les contradictions entre les promenades canines et la fréquentation des pelouses par des classes, des familles. Elle permettra également de faire un état des usages et des besoins (espaces de jeux ou pas, aménagement pour personnes handicapées, point d’eau, espace couvert…)

Le parc doit rester un espace naturel et un espace utile, mieux connu, respecté et entretenu. Ce sont ces différents aspects qui devront être pris en compte pour envisager les aménagements.

La Liste SainteFoyÀVENIR

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Hélène Deruaz, Professeur de mathématiques et Citoyenne, treizième sur la liste SainteFoyÀVENIR

Hélène Deruaz, 13e sur la liste SainteFoyÀVENIR

« Je viens d’avoir 57 ans, je suis mariée et j’ai trois enfants. 

Professeur de mathématiques, j’ai travaillé principalement à la Cité Scolaire Internationale de Lyon, après divers postes en France et en Tunisie. 

J’habite à Sainte-Foy-lès-Lyon depuis 27 ans, et j’aimerais que nous gardions le cadre agréable de cette ambiance calme et conviviale.

Je suis engagée au Point lecture Associatif des Provinces, petite bibliothèque de quartier, gérée activement par des bénévoles. Je suis, depuis l’an dernier, la présidente de cette association et je trouve très enrichissant de participer, modestement, à la vie culturelle de la commune.

Sympathisante écologiste, je rejoins et je soutiens la liste SainteFoyÀVENIR, car j’apprécie, depuis des années, le travail sérieux de Monique Cosson comme élue tant municipale que régionale, son souci d’être au contact d’un maximum de citoyens et d’impulser des projets collectifs. Par exemple : la réflexion sur le parc du Brûlet en 2013.

La démarche suivie lors de la constitution de la liste SainteFoyÀVENIR correspond à mes convictions : rassembler des militants de Gauche et des citoyens actifs, travailler de façon approfondie loin des manœuvres d’appareils politiques, élire démocratiquement la tête de liste, élaborer collectivement un programme d’action pour la ville dans le respect de chacun.

C’est la politique utile que j’aime. Proche des citoyen-nes et tournée vers le bon sens. Une action municipale concrète, moderne et de progrès pour faire, enfin, entrer notre cité dans le 21e siècle avec une gestion collective et participative. »

Hélène DERUAZ

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