Archives par mot-clé : SainteFoyAVENIR

LA FEUILLE FIDESIENNE # 7 – Septembre-Octobre 2022

Nous vous invitons à prendre connaissance de la Feuille Fidésienne # 7. 

Au menu :

  • L’EDITO sur l’urgence climatique et notre responsabilité
  • LE BILLET ENERG(ET)IQUE
  • LA FEUILLE CITOYENNE (Interview d’O. Coupiac, ingénieur en énergies renouvelables) avec insertion d’un QR Code pour retrouve suite d’article et références
  • La Feuille Croquante – L’image qui parle d’elle même
  • Et autres brèves…
LFF_07_sept-oct 2022

(Article LFF # 7) – LA FEUILLE CITOYENNE – L’INTERVIEW

LA FEUILLE CITOYENNE – L’INTERVIEW

Olivier Coupiac, ingénieur en énergies renouvelables et conseiller municipal à Ste Foy

Vous êtes conseiller municipal, au sein du groupe SainteFoyAVENIR depuis mai 2020, que signifie cet engagement citoyen pour vous ?

Je suis venu à l’écologie en sortant d’une conférence de JM Jancovici sur le réchauffement climatique au début des années 2000 alors que j’étais jeune doctorant au CEA de Grenoble. Ce fut un choc. La bibliographie que je fis par la suite ne fit qu’ajouter des mauvaises nouvelles : découvrir que ma génération et celle de mes parents allaient réussir à détruire en 50 ans ce que le miracle évolutif avait construit en quelques centaines de millions d’années, fut une sensation désagréable. Pourtant la méconnaissance de ces enjeux dans le grand public et dans mon entourage était frappante : il fallait à la fois agir vite et largement communiquer. Je me suis alors réorienté vers les énergies renouvelables, et me suis soucié – à titre personnel, d’abord – de mes consommations d’énergie, d’eau, productions de déchets, etc.

Depuis une dizaine d’années, j’essaye d’agir en m’investissant au niveau associatif, de communiquer auprès des étudiants à travers différents cours et conférences en écoles d’ingénieurs. La campagne municipale de 2020 m’est apparue comme un excellent moyen d’allier l’action et la communication à une échelle tout à fait pertinente pour engager la transition, comme l’a montré Rob Hopkins. Pourtant, une fois l’équipe municipale en place, les choses ont été un peu plus compliquées : une grosse partie de l’énergie est consacrée à des manœuvres politiques. C’est un biais cognitif classique qu’on appelle la loi de futilité de Parkinson. Cela consiste, face à un problème complexe, à donner une importance disproportionnée aux questions futiles mais plus faciles à traiter. Face à l’effondrement du vivant et à la menace existentielle qui pèse sur l’humanité, on débat aujourd’hui avec passion de l’écriture inclusive, du burkini ou de nos bisbilles avec la métropole. Ce n’est pas sérieux !

Vous êtes ingénieur spécialisé dans les énergies renouvelables, quels progrès ou quels freins mesurez-vous aujourd’hui dans la transition énergétique ?

En 2017, le slogan d’Emmanuel Macron « Make our planet great again » a positionné la France comme leader mondial de la transition énergétique. Pourtant en 2020, nous étions le seul pays d’Europe à ne pas avoir atteint ses objectifs en terme d’énergies renouvelables (19 % contre 23%). La Stratégie Nationale Bas Carbone (04/2020) prévoit une division par 6 de nos émissions nationales et par 2 de nos consommations d’énergie. Avant de discuter en mode pour ou contre le nucléaire, il faut se poser la question fondamentale : comment va t-on diviser par deux nos consommations ?

Le premier poste d’émissions de C02 concerne les transports (30 %) : tous passer au SUV électrique ne suffira clairement pas. Il nous faudra décider de réductions importantes des masses et puissances des véhicules individuels et des km parcourus, notamment avec les modes les plus polluants, dont l’avion. Il y a évidemment de fortes résistances de la part des constructeurs, mais aussi de tout un système économique (concessionnaires, BTP, autoroutes, grandes surfaces, etc) et social qui s’est construit autour de la voiture individuelle et qui n’a aucune envie de changer de modèle. Ainsi, la proposition de la convention citoyenne d’interdire les publicités pour les produits les plus climaticides a été enterrée.

Pour le bâtiment (20 %), les choses pourraient sembler plus simples : on sait aujourd’hui construire des bâtiments à énergie positive qui permettent d’atteindre les objectifs climat avec en prime un gain de confort et une baisse des charges. La loi Grenelle visait 1 million de rénovations par an qui n’ont jamais été réalisées, la SNBC en prévoit 500 000. Aides insuffisantes, absence d’obligations, trop cher, manque de formation, ces objectifs ne pourront être raisonnablement atteints qu’avec une échéance obligatoire de mise aux normes thermiques des bâtiments publics et privés, comme c’est le cas pour la sécurité électrique par exemple.

Au niveau de la commune, vous avez plusieurs fois réclamé une stratégie énergétique pour ce mandat, comment la concevez-vous ?

De plus en plus de communes s’engagent dans la démarche des territoires à énergie positive qui consiste à choisir de produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment à l’horizon 2050. Nous pourrions largement nous inspirer de cette démarche qui consiste à :

– réaliser un bilan exhaustif des flux entrants et sortants : électricité, eau, carburants, polluants, déchets ;

– calculer des trajectoires permettant d’atteindre les objectifs à terme ;

– mettre en place des actions pour engager les trajectoires : rénovation du bâti, installations solaires photovoltaïques thermiques, plan zéro déchet, etc.

Un tel projet demanderait l’embauche d’un pilote à temps plein. Depuis deux ans, nous sommes restés au point mort sur la première étape en ce qui concerne la consommation des bâtiments communaux. Non seulement le problème n’est pas traité de manière globale, mais le strict minimum est fait sur chaque point particulier.

Départ d’Olivier COUPIAC – Élu de SainteFoyAVENIR. Citoyenneté.Écologie.Solidarité.

Le conseiller municipal de SainteFoyAVENIR, Olivier Coupiac, doit quitter la région lyonnaise pour poursuivre un projet de vie. Ces deux années passées au sein du conseil municipal fidésien lui ont inspiré ce constat et cette réflexion dont il a fait part à l’assemblée des élu.e.s, en fin de séance, jeudi 7 juillet 2022.

» Madame le maire, Mmes et Mrs les conseillers municipaux, j’ai une annonce à vous faire : engagé dans un projet d’habitat participatif depuis 2016, celui-ci se concrétise enfin en centre ville de Valence. Je déménagerai de Sainte Foy à la fin du mois et dois donc démissionner de mes responsabilités de conseiller municipal.

Je souhaitais tirer un bref bilan de ces deux ans passés dans cette fonction. Dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à assumer cette responsabilité de conseiller d’opposition serait sans doute excessif, le bilan est plus contrasté :

Ce fut certes une expérience riche et passionnante de découvrir les coulisses du fonctionnement d’une commune. La diversité des sujets abordés peut paraître au début vertigineuse, passer de la fiscalité à la culture, des travaux de voirie au social, de l’énergie aux ressources humaines devrait constituer un formidable exercice d’intelligence collective au sein du conseil, grâce notamment à la diversité des sensibilités et des expertises qui y sont représentées. J’ai accepté ce poste de conseiller en pensant consacrer une partie de mon temps libre au service de ma commune, envisageant des désaccords avec la majorité évidemment, mais aussi des points possibles de convergence pour lesquels nous pourrions travailler de concert. Il y eut heureusement de très bonnes relations à titre individuel avec tel ou telle conseiller, je ne les oublierai pas, il y eut aussi le pedibus de L. Chassagne que j’ai eu beaucoup de plaisir à monter avec M. Rodriguez, mais pour lequel j’ai agi en tant qu’individu. 

Malheureusement, le détail qui m’a immédiatement frappé en arrivant est l’extrême politisation du fonctionnement de ce conseil. Est à l’œuvre une logique d’opposition systématique à l’opposition, à toute proposition émanant d’un autre groupe, qu’elle fasse consensus ou non, qu’elle soit d’intérêt général ou non. J’ai fait l’amère expérience d’une mécanique d’écœurement des conseillers d’opposition, je passe sur les moyens qui sont connus de tous. Je me souviens de ma première intervention en 2020 portait sur la nécessaire bienveillance pour faciliter les échanges au sein d’une assemblée délibérative. Au lieu de cela les invectives ont repris de plus belle au fil des conseils, culminant avec l’épisode d’hystérie collective du TPC qui a failli se terminer en bagarre de rue en sortant d’un conseil. Quelle perte d’énergie, quel gaspillage de temps qui finit par occulter notre mission première d’intérêt général et qui interroge sérieusement sur les dérives du pouvoir, même à la toute petite échelle de notre commune.

Et pendant que nous nous chamaillons sur des éléments de langage ou pour obtenir une photocopie en 6 mois, le compte à rebours du réchauffement climatique n’en finit pas de s’égrener. Comme je le rappelais toute à l’heure, la trajectoire de la dernière chance c’est -7% d’émissions par an, l’équivalent d’un Covid, c’est vertigineux, mais dans 5 ans ce sera l’équivalent annuel de l’effondrement de l’union soviétique en 1992, c’est inimaginable. De telles perspectives devraient constituer à mon avis une motivation suffisante pour se mettre au travail. 

Mme Weiwei Guo prendra ma place à la rentrée. De part sa spécialité, je formule le souhait que les mots de la linguiste aient plus de succès que les chiffres de l’ingénieur à vous convaincre de mettre la transition de notre commune, je n’ose pas dire en marche car ce serait plutôt au pas de course.

Pour conclure, Madame le maire, Mmes et Mrs les conseillers municipaux je voudrais vous poser la question que je pose à moi même depuis plusieurs années : nous sommes dans un moment clé pour décider de notre futur et de celui de nos enfants auprès desquels nous devrons rendre des comptes, qu’allons nous répondre lorsque dans 20 ans nos enfants nous demanderont : “en 2022, vous saviez, vous étiez en position d’agir, à titre individuel et à titre collectif, qu’avez vous fait ?” ».

Voir article du Progrès du 10 juillet

Tribune libre – MOSAÏQUE n°172 – juillet/août 2022

Consternation au Clos du Cardinal !

Ce mois de mai, nous est imposé un principe de consultation sur une décision déjà prise, et pas réfléchie en regard de l’exigence climatique que nous ne pouvons plus ignorer. Il s’agit de la transformation du charmant Clos du Cardinal, en un futur parking. Et non, vous ne rêvez pas ! Vous êtes bien en France et qui plus est, à Sainte Foy-Lès-Lyon, « balcon vert de la Métropole » !

Hier, notre municipalité dénonçait sans vergogne le projet métropolitain de transport par câble, hurlant qu’aucune concertation ne serait réalisée et que le tracé se ferait dans le dos des habitants.

Aujourd’hui, nous découvrons la concertation à la sauce « vraie nature », de notre maire. En entrée : deux scenarii imposés avec une trajectoire déjà définie. En plat de résistance, une participation de la population limitée à 5 riverains, 5 associations et 5 élus, dont 3 issus de la majorité. Et en dessert, l’annonce que le projet se fera – avec ou sans votre consentement – car déjà décidé. Dans ces conditions, nous ne pouvons que dénoncer un scandale, une honte !!!

Ce projet va à l’encontre de toute logique de non nouvelle imperméabilisation des sols. Comment accepter qu’un espace vert puisse être transformé en parking, en 2022 ? Avec de fortes chaleurs dès la fin du printemps, il est irresponsable de créer une nouvelle résidence pour voitures ! Ce dont nous manquons aujourd’hui, ce sont d’espaces pour nous Humains qui recherchons de la fraicheur. Oui, Il faut repenser ce lieu patrimonial en le rendant plus convivial pour toutes les générations qui s’y rencontrent (bancs, tables, jeux d’échecs, aires de jeux, jardin partagé, …). Cet espace vert doit être valorisé dans le respect de l’intérêt collectif. Au moins 550 places de parking existent en centre – bourg. Qui a démontré qu’il nous fallait en rajouter dix (sans compter celles pour les deux roues motorisées) dans le cadre du réaménagement futur des places X. Ricard et de l’église ?

Nous refusons cet aménagement, au nom de l’histoire de ce lieu et du respect indispensable de la santé et de l’environnement de ses riverains et des résidents de Beausoleil. Nous vous invitons donc fortement à le dénoncer et à participer à la SEULE réunion publique prévue le mardi 5 juillet 2022, à 18h. 

Serge REPLUMAZ, SainteFoyAVENIR. Citoyenneté. Écologie. Solidarité.

Mai 2022 : – CLAP de fin pour le TRANSPORT par câble de l’ouest lyonnais !!!

Après Brest, St Denis de la Réunion, c’est à Toulouse et demain Créteil, bientôt ailleurs en région parisienne que sont inaugurés des téléphériques urbains. Après tous ceux qui transportent, depuis des décennies, les habitants de différentes grandes villes touristiques – ou pas – sur tous les continents.

Oui, le transport par câble a sa place dans notre agglomération lyonnaise où il nous faut franchir fleuve, rivière et collines pour nous déplacer rapidement. Nous regrettons que ce projet de transport innovant, en faveur d’une transformation écologiquement responsable de nos modes de transports, peu coûteux, et rapide à installer, pourtant réclamé par nos maires et sénateurs lors de la révision du PDU en 2017, n’ait pu voir le jour sur notre territoire.

L’abandon de ce mode de transport d’avenir n’est une victoire pour personne. Il n’y a en effet ni vaincus, ni vainqueurs. Ce résultat objectif est avant tout le fruit d’une concertation publique assumée, avec l’appui de deux garants de la CNDP. Ainsi, les mensonges du printemps 2021 qui prédisaient, avec virulence, l’inexistence d’une concertation largement ouverte (par ailleurs, réglementaire pour ce type de projet) et l’exclusion de la question préalable sur la pertinence, ou non, de ce projet ; sont aujourd’hui avérés. Sans parler de ceux qui laissaient entendre que ce maillon de réseau pouvait concurrencer un projet structurant, d’une toute autre ampleur, tel celui d’un métro !

De son côté, le Sytral mobilités, en la personne de son président M. Bernard, a toujours garanti le caractère démocratique de cet exercice et assuré qu’il acterait le renoncement à ce projet, face à une forte opposition. 

Alors, où en sommes-nous aujourd’hui ? L’effervescence, voire la fureur sont heureusement retombées mais il nous faut reprendre et poursuivre l’indispensable réflexion sur la problématique des mobilités dans l’ouest lyonnais qui reste un sujet d’actualité. Le projet de métro E, objet d’une concertation en 2019 n’était pas abouti avant les dernières élections municipales et métropolitaines de 2020 ; son parcours méritait encore d’être revu pour desservir au mieux les populations mais aussi pour des questions techniques. Aujourd’hui, un projet de tramway express de l’ouest lyonnais (en partie souterrain, comme le métro) est réexaminé : deux fois moins cher que le métro (750 millions d’euros) et plus adapté aux zones péri-urbaines moins denses.

Plus largement, comment déployer des transports en commun adaptés à nos reliefs et paysages et à nos besoins de mobilités ? Il ne suffira pas de revoir le cadencement des bus actuels mais il faudra poursuivre à grande échelle, le partage de la voirie sur nos communes où l’on imagine encore consacrer de nouvelles places de stationnement à la voiture individuelle. Et redynamiser les lignes de train sur l’Ouest permettant ainsi une meilleure offre aux usagers ? À quand une tarification unique (SYTRAL mobilités et TER) pour faciliter les trajets des utilisateurs ? Qu’attend la Région dont c’est une des compétences majeures ?

La météo nous rappelle chaque jour l’urgence climatique et énergétique, nous méritons plus qu’un statut quo et avons besoin de solutions de mobilités pour des déplacements décarbonés répondant aux exigences de qualité de l’air de la future ZFE- mobilités métropolitaine. 

ZFE-m : CARTON ROUGE pour notre municipalité !

Ceci n’est pas une plaisanterie : CARTON ROUGE pour notre municipalité !

À confondre intérêt général et opportunité de faire le buzz à tout prix, avec pour cible l’exécutif de la Métropole de Lyon, notre municipalité se trompe totalement d’objectif. Résultat un vrai « bad buzz », avec ces 4000 fausses contraventions pour inciter les automobilistes à se rendre sur le site Internet de notre ville et répondre à un questionnaire totalement biaisé sur la ZFE-m (Zone à faibles émissions de gaz à effet de serre, pour les mobilités).

Cette initiative est d’autant plus critiquable qu’elle omet sciemment de préciser le premier objectif vital de l’instauration des ZFE-m, au niveau européen : la baisse des émissions de gaz à effet de serre pour améliorer nettement la qualité de l’air que nous respirons !

Pour rappel, en référence à la loi LOM de décembre 2019, le principe d’une zone à faibles émissions repose sur l’interdiction d’accès à une métropole, ou à une partie d’une métropole, des véhicules qui ne répondent pas à certaines normes d’émissions des polluants atmosphériques (Cf. Vignettes Crit’Air).

La ZFE-m est une stratégie européenne, déterminante pour améliorer durablement la qualité de la vie en ville, en préservant les populations des risques pour leur santé liés à la pollution de l’air mais aussi des nuisances supportées quotidiennement par les habitants qui vivent à proximité des axes routiers.

Alors que le dernier rapport du GIEC (4 avril 2022), nous a clairement indiqué qu’il fallait agir dans les trois ans pour espérer freiner l’emballement du dérèglement climatique en cours, notre municipalité décide d’imprimer pour un coût, certes modeste (500 €, selon le Progrès) ces fausses contraventions, sans débat, sans informations complètes, sans discernement. 

Notre rapport à nos biens communs, comme l’air ou l’eau, doit être traité avec considération, avec une attention particulière à ce que nous laisserons aux générations futures. Nos véhicules, nos logements, nos modes de production et de consommation, nos bâtiments publics, doivent être moins énergivores et plus respectueux de l’environnement.

Aussi s’opposer à cette ZFE-m – comme au TPC – sans apporter de réponses aux besoins et aux enjeux climatiques du présent, va-t-il devenir la norme à Sainte-Foy-lès-Lyon ?

Le calendrier de la ZFE-m sur la métropole de Lyon est déjà en retard par rapport à celui d’autres pays d’Europe qui l’appliquent depuis 10 ans. Alors pourquoi vouloir repousser l’échéance ? Il est faux de prétendre que nos compatriotes ne sont pas prêts à ces évolutions en faveur de leur santé et de leur environnement, pour des raisons économiques. On ne peut manquer d’observer aujourd’hui, l’augmentation du nombre de cyclistes (et notamment de familles cyclistes) à Ste Foy ainsi que de conducteurs de voitures électriques et hybrides.

Notre préoccupation, et la leur, est l’intérêt collectif, pas l’intérêt individuel de « doux rêveurs » qui croiraient encore que tout peut continuer comme avant. En responsabilité, l’exécutif métropolitain conçoit un programme d’aides adaptées aux plus modestes (particuliers, artisans, commerçants, entrepreneurs, …). Pourquoi le nier ?

Nous avons trois ans pour réagir, en conscience ; c’est peu, nous avons besoin de stratégies de résilience et d’accompagnements adaptés ; certainement pas de plaisanteries sur des sujets aussi sérieux ! Alors, oui, CARTON ROUGE à notre municipalité qui égare nos concitoyens au lieu de les aider dans les choix à faire pour améliorer ensemble notre cadre de vie.

Tribune Libre – MOSAÏQUE n° 170 – mars/avril 2022

SAINTE-FOY-LÈS-LYON, D’UN MANDAT A L’AUTRE, CHAMPIONNE DE LA PROCRASTINATION ! 

Le budget 2022, voté lors du conseil municipal du 3 février, ne s’inscrit pas dans une prospective qui prendrait sérieusement en compte les questions de santé et d’environnement auxquelles nous devons aujourd’hui répondre. Il se contente – comme les précédents- de gérer l’existant, bon an mal an.

Des grands projets à Sainte-Foy, en 2022 ? quelques exemples : – Réhabilitation du plus vieux gymnase de la commune, attendue depuis longtemps ; – Rénovation des WC publics, boulevard Baron du Marais, un programme déployé à pas lents ces dernières années ; – Lancement d’un plan Lumière pour améliorer la qualité de l’éclairage public : enfin ! Et grâce à la technologie Leds, solution écologique qui va nous permettre de belles économies ; – Extension de la vidéo surveillance : aucune étude n’en prouve l’utilité ; Et – transformation intégrale du Clos du Cardinal en parking « paysager » ! Qui le veut ?

Des projets d’avenir pour les écoles, première mission de la commune ? Du compostage, sans potager, sans verger à cultiver ; Quel plan communal pour l’éducation à la nature, au sein de nos Espaces Naturels Sensibles ? Quelle ambition pour nos écoles dont les classe se vident, faute de nouveaux petits fidésiens ?

Olivier Coupiac,

SainteFoyAVENIR. Citoyenneté. Écologie. Solidarité

VOEUX 2022

Nos vœux pour 2022 se trouvent à nouveau bouleversés par la pandémie.
Cependant nos convictions restent les mêmes, nos espoirs ne s’amenuisent point et nos objectifs se renforcent.

ENSEMBLE, il est possible de :

  • Rêver un monde meilleur, une humanité atout cœur
  • Coopérer localement, professionnellement
  • Construire des projets durables
  • Agir pour le climat
  • Dessiner un avenir pour nos générations futures
  • Rendre nos terres re-cultivables
  • Se mobiliser aujourd’hui pour rendre demain possible
  • Dialoguer et être attentif aux uns et aux autres
  • Prendre part et se préparer aux changements climatiques

Oui, en 2022, ne renonçons pas à imaginer ensemble un AVENIR désirable qui conciliera joyeusement justice sociale et écologie !

LA FEUILLE FIDESIENNE #6 – Janvier-Février 2022

Nous vous invitons à prendre connaissance de La Feuille Fidésienne #6.

A télécharger en cliquant ici

Au menu :

  • L’édito : Vœu pour 2022
  • Fidémobile – A quoi ressemblera la voiture de demain ?
  • L’interview de Delphine Giney, spécialiste du transport aérien par câble
  • Le vélo a bien sa place à Ste-Foy
  • L’image qui parle d’elle-même
  • La feuille croquante : le dessin de Patou

    LFF6_export_image

Article LFF6 – A quoi ressemblera le véhicule du futur ?

S’il est un domaine où l’augmentation spectaculaire de notre consommation d’énergie au cours des dernières décennies a façonné en profondeur nos imaginaires, c’est bien celui des transports. Envisagé dans la continuité d’une disponibilité énergétique croissante, le véhicule du futur se doit d’être individuel, de plus en plus rapide et puissant. Popularisée par les films d’anticipation des années 80-90 – de la Delorean de Retour vers le Futur 2 aux villes aériennes du 5ème Élément- la voiture volante incarne ce rêve d’abondance. Mais cet optimisme tend à se heurter depuis quelques années à plusieurs limites : voyons donc à quoi devrait ressembler la voiture du futur dans un monde compatible avec la neutralité carbone (quota de 2 tonnes de CO2éq. par personne et par an) et les lois de la physique.

Commençons par l’effet de serre : les transports représentent actuellement en France près du tiers de nos émissions de CO2, dont un quart est dû au transport urbain (1). Ce secteur dépend à 96% du pétrole (1) et la substitution par l’électricité pose des défis techniques, une batterie au lithium emportant 50 fois moins d’énergie qu’une masse équivalente d’essence (2). En outre substituer l’essence à de l’électricité peu carbonée pour limiter les émissions en sortie de pot d’échappement ne résoudra qu’une partie du problème : la construction d’une (petite) voiture électrique est responsable de l’émission de 11 t de CO2 (3), ce qui représente 6 ans de quota carbone pour une personne, ou 12 ans si l’on se réserve l’autre moitié de ce quota pour d’autres activités accessoires (se nourrir, se loger, etc.). Continuer la lecture de Article LFF6 – A quoi ressemblera le véhicule du futur ?